The Blood of Dawnwalker vient de franchir une première étape importante. Le nouveau RPG de Rebel Wolves, studio fondé par d’anciens développeurs de CD Projekt Red, affiche désormais une moyenne de 83 sur Metacritic. Un résultat particulièrement encourageant pour une première production, d’autant que le jeu était attendu au tournant depuis la présentation de ses premières images.
Dès son premier trailer, The Blood of Dawnwalker avait attiré l’attention des amateurs de RPG occidentaux. Son ambiance sombre, son univers médiéval fantastique et certaines de ses mécaniques rappelaient inévitablement The Witcher 3. Mais Rebel Wolves ne cherche visiblement pas à se contenter de reproduire une formule connue. Le studio veut désormais prouver qu’il peut imposer sa propre vision du jeu de rôle.
The Blood of Dawnwalker obtient 83 sur Metacritic

Les premiers avis de la presse spécialisée sont globalement très positifs. Avec une moyenne de 83 sur Metacritic, The Blood of Dawnwalker réalise un lancement critique solide et confirme une partie des promesses affichées par Rebel Wolves ces derniers mois.
Plusieurs médias reconnus ont notamment salué les qualités narratives du jeu. IGN lui attribue un 9/10, tandis que Gameblog lui accorde également 9/10. GameSpot, VGC et Eurogamer se montrent eux aussi favorables avec des notes de 8/10. Game Informer se veut légèrement plus réservé avec 7/10, alors que Jeuxvideo.com lui attribue 15/20 et Gamekult 8/10.
Derrière ces chiffres, une tendance se dessine assez clairement : The Blood of Dawnwalker semble surtout convaincre par son univers, son écriture et ses personnages. Le jeu n’est pas exempt de défauts, mais ses qualités paraissent suffisamment solides pour faire de cette première production de Rebel Wolves une expérience qui mérite l’attention.
Une aventure où chaque journée compte

L’une des idées les plus intéressantes de The Blood of Dawnwalker repose sur son système temporel. Le joueur dispose de 30 jours et 30 nuits pour tenter de sauver les membres de sa famille, capturés au début de l’aventure.
Ce choix change considérablement la manière d’aborder le monde ouvert. Ici, il ne suffit pas forcément de parcourir chaque région en quête de contenu. Le temps devient une véritable ressource, et certaines décisions peuvent avoir des conséquences sur les événements que le joueur pourra découvrir.
Cette mécanique donne également une dimension plus personnelle à l’exploration. Faut-il poursuivre immédiatement une piste concernant la famille ? Prendre le temps d’aider certains personnages ? Explorer une zone qui pourrait renfermer des informations importantes ? Ou accepter de laisser certaines opportunités derrière soi ?
C’est précisément cette liberté qui semble constituer l’un des atouts majeurs du RPG. The Blood of Dawnwalker ne cherche pas uniquement à raconter une histoire : il veut donner au joueur l’impression qu’il construit sa propre version de cette histoire.
Une identité qui dépasse l’ombre de The Witcher 3

La comparaison avec The Witcher 3 était presque inévitable. Rebel Wolves compte plusieurs vétérans ayant travaillé sur les précédentes productions de CD Projekt Red, et cela se ressent dans la façon dont le jeu aborde son univers, ses personnages et sa narration.
Pour autant, les premiers retours montrent que The Blood of Dawnwalker ne se résume pas à un simple héritier de The Witcher. Son système basé sur le temps, son atmosphère vampirique et la pression permanente exercée sur le joueur lui permettent de développer une identité suffisamment distincte.
C’est probablement l’un des éléments les plus importants pour Rebel Wolves. Avec un nouvel univers et une nouvelle licence entre les mains, le studio doit réussir à transformer les influences de ses développeurs en quelque chose de personnel. Les premières critiques semblent indiquer que le pari est en bonne voie.
Un système de combat encore perfectible

Tout n’est cependant pas irréprochable. Si l’aventure et la narration semblent faire partie des points forts de The Blood of Dawnwalker, les combats font davantage débat. Certaines critiques évoquent notamment une sensation de lourdeur ou quelques animations qui manquent encore de fluidité. Les affrontements à l’épée peuvent parfois paraître un peu janky, avec une sensation moins naturelle que ce que l’on pourrait attendre d’un RPG de cette ambition.
L’open world fait également l’objet de quelques réserves. Certains éléments manquent encore de finition et empêchent parfois le jeu d’atteindre le niveau d’excellence auquel ses ambitions pouvaient laisser prétendre.
Ces défauts sont néanmoins loin de remettre en question l’ensemble de l’expérience. Ils ressemblent davantage aux imperfections d’un premier jeu qu’à de véritables problèmes structurels.
Un premier jeu encourageant pour Rebel Wolves

Avec 83 sur Metacritic, The Blood of Dawnwalker réalise donc un début particulièrement encourageant. Rebel Wolves n’a pas encore livré un RPG parfait, mais le studio semble avoir réussi l’essentiel : proposer une aventure suffisamment ambitieuse, originale et bien écrite pour installer les bases d’une nouvelle licence.
Son système temporel apporte une vraie personnalité à l’expérience, tandis que l’écriture et les personnages semblent avoir suffisamment convaincu les critiques pour compenser quelques faiblesses techniques et un système de combat encore perfectible.
Surtout, ce premier épisode pourrait servir de fondation à quelque chose de bien plus ambitieux. Si Rebel Wolves parvient à tirer les leçons de ce lancement, The Blood of Dawnwalker pourrait devenir le point de départ d’une nouvelle licence majeure du RPG occidental.
Pour un studio qui signe ici son tout premier jeu, la performance est en tout cas loin d’être anodine. Le plus intéressant reste désormais de voir jusqu’où Rebel Wolves pourra pousser cet univers dans les prochaines années.




