Alors que le prochain film Resident Evil s’apprête à débarquer au cinéma, une partie des fans de la licence Capcom reste sur sa faim. La raison est simple : malgré les attentes autour de cette nouvelle adaptation, Leon S. Kennedy ne sera toujours pas au rendez-vous. Une absence que le réalisateur Zach Cregger comprend désormais mieux, au point de reconnaître avoir sous-estimé l’importance de ce personnage auprès du public.
Le nouveau film Resident Evil doit sortir au cinéma le mercredi 16 septembre 2026. Présenté comme un retour aux racines horrifiques de la franchise, le long-métrage entend miser davantage sur la survie, la tension et l’atmosphère propre au survival horror. Une approche qui correspond à la vision que Cregger se fait de la saga, mais qui ne répond pas forcément aux attentes d’une partie des joueurs.
Zach Cregger reconnaît avoir mal évalué les attentes autour de Leon
Dans une interview accordée à IGN, Zach Cregger revient sur les réactions suscitées par les premières images du film et notamment sur l’absence de Leon Kennedy. Le réalisateur explique qu’il n’avait pas pleinement conscience de l’impatience des fans qui espèrent depuis longtemps voir le célèbre protagoniste de Resident Evil porté correctement sur grand écran.
Cregger pensait avant tout que les amateurs de la licence seraient heureux de voir enfin une adaptation davantage centrée sur le survival horror. Il explique avoir lui-même cette envie depuis longtemps et avoir abordé le projet avec l’objectif de retrouver les sensations qui ont fait la réputation des jeux de Capcom.
Avec le recul, le cinéaste admet toutefois avoir sous-estimé une autre attente particulièrement forte : celle de voir l’histoire de Leon adaptée au cinéma.
Le réalisateur comprend pourtant la frustration des joueurs

Cette position peut sembler paradoxale, mais Zach Cregger affirme parfaitement comprendre la déception des fans. Le réalisateur explique notamment qu’il n’a jamais regardé les précédentes adaptations cinématographiques de Resident Evil, estimant qu’elles ne correspondaient pas suffisamment à la vision qu’il possède de la franchise.
C’est justement cette expérience personnelle qui lui permet, selon lui, de comprendre ceux qui pourraient être déçus par son propre film. À ses yeux, un fan peut parfaitement ressentir une forme de frustration lorsqu’une adaptation ne raconte pas l’histoire qu’il espérait voir.
Le réalisateur ne cherche donc pas vraiment à nier les critiques. Il reconnaît plutôt que les attentes autour de Resident Evil sont devenues particulièrement élevées, notamment après plusieurs années de popularité croissante pour les jeux et leurs personnages emblématiques.
Un Resident Evil pensé avant tout comme un film de survival horror

Malgré les critiques, Zach Cregger assume pleinement la direction prise avec cette nouvelle adaptation. Son ambition est de proposer un véritable film de survival horror, avec une atmosphère oppressante et une approche plus proche de l’expérience vidéoludique qu’il affectionne.
Cette volonté est importante pour comprendre le projet. Le film ne cherche visiblement pas à reproduire directement une aventure de Leon Kennedy ou à transposer l’un des épisodes les plus connus de la saga. Cregger veut plutôt retrouver certains ingrédients qui ont marqué les jeux : la peur de l’inconnu, la tension permanente, l’exploration et cette sensation de vulnérabilité qui caractérise le survival horror.
Le réalisateur espère ainsi que les joueurs qui entreront en salle malgré leurs réserves pourront reconnaître le respect porté à l’œuvre originale.
L’absence de Leon pourrait rester un point sensible

Pour les fans, la question de Leon Kennedy risque toutefois de rester au centre des discussions autour du film. Depuis son apparition dans Resident Evil 2, le personnage est devenu l’une des figures les plus populaires de la franchise. Ses apparitions dans Resident Evil 4 et Resident Evil 6 ont encore renforcé son statut auprès du public.
Son absence dans cette nouvelle adaptation constitue donc forcément un sujet sensible, surtout pour ceux qui espéraient enfin voir une production cinématographique capable de lui donner une place centrale.
Zach Cregger semble en être désormais conscient. Reste à savoir si cette compréhension suffira à convaincre les joueurs qui attendent depuis des années une adaptation plus directement liée aux personnages et aux histoires emblématiques des jeux.
Un pari risqué, mais assumé pour le nouveau Resident Evil

Avec ce nouveau Resident Evil, Zach Cregger prend donc le risque de s’éloigner des attentes les plus évidentes d’une partie du public. Son objectif reste néanmoins clair : proposer un film qui, selon lui, retrouve l’identité horrifique de la franchise plutôt que de simplement reprendre ses personnages les plus célèbres.
Le véritable verdict viendra désormais des salles de cinéma. Si le film parvient à restituer l’ambiance et les sensations du survival horror, il pourrait trouver son public malgré l’absence de Leon. Dans le cas contraire, les critiques sur le manque de fidélité aux attentes des joueurs risquent de prendre encore plus d’ampleur.
Une chose est certaine : avant même sa sortie, ce nouveau Resident Evil aura déjà réussi à raviver l’une des grandes discussions autour des adaptations vidéoludiques. Entre fidélité aux jeux, liberté créative et attentes des fans, l’équilibre reste particulièrement difficile à trouver.




