Le nouveau film Resident Evil commence enfin à montrer son visage, et le premier trailer confirme une direction assez claire : cette fois, Hollywood ne semble pas vouloir refaire les anciennes adaptations portées par l’action spectaculaire et le ton parfois très série B. Sous la direction de Zach Cregger, déjà remarqué avec Barbarian et Weapons, cette nouvelle version de la saga culte de Capcom paraît vouloir renouer avec une horreur plus directe, plus physique, et surtout plus proche de l’idée d’un survival-horror oppressant.
Au centre de cette histoire, on retrouve Austin Abrams, connu notamment pour Euphoria et The Walking Dead. Il incarne un coursier médical qui débarque à Raccoon City au pire moment possible. Une simple mission bascule alors dans une traversée cauchemardesque, au cœur d’une ville contaminée où chaque rue semble devenir une menace. Le film mise ainsi sur un protagoniste ordinaire, plongé dans une situation qui le dépasse totalement, une approche qui rappelle l’essence même des premiers jeux Resident Evil : survivre avec peu de moyens, avancer dans l’inconnu, et comprendre progressivement l’ampleur du désastre.
Cette nouvelle adaptation s’éloigne donc visiblement des films lancés par Paul W.S. Anderson à partir de 2002. Là où ces longs-métrages privilégiaient souvent l’action, les ralentis et une mythologie très libre autour d’Alice, le film de Zach Cregger semble choisir une voie plus resserrée. L’objectif n’est pas de raconter une nouvelle fois l’histoire de Leon, Jill ou Claire, mais de proposer un récit inédit, situé dans l’univers de Resident Evil, tout en respectant ses règles et son atmosphère.
Le réalisateur a d’ailleurs été clair sur son intention : il considère ce projet comme une véritable lettre d’amour aux jeux, sans pour autant vouloir reproduire exactement une intrigue déjà connue des fans. Selon lui, les personnages emblématiques ont déjà eu leur moment dans les jeux vidéo. Son film veut donc explorer une autre facette de cet univers, avec un nouveau regard, mais sans trahir l’ADN de la licence.

Ce choix pourrait être l’un des points les plus intéressants du projet. Plutôt que d’empiler les références ou de transformer le film en simple catalogue de clins d’œil, Zach Cregger semble vouloir construire une expérience de tension continue. Il a déjà expliqué que le récit ne reposera pas sur des sauts temporels, des chapitres éclatés ou une narration volontairement confuse. Le spectateur devrait rester accroché au parcours du personnage principal, dans une progression linéaire, presque étouffante, à travers un monde qui cherche constamment à le détruire.
Avec Zach Cherry, Johnno Wilson, Paul Walter Hauser et Kali Reis au casting, ce nouveau Resident Evil avance donc avec une identité assez différente des précédentes tentatives au cinéma. Le trailer laisse entrevoir une adaptation moins campy, plus nerveuse, et potentiellement plus fidèle à la sensation de vulnérabilité qui a fait la réputation de la saga vidéoludique.

Reste maintenant à savoir si cette approche réussira à convaincre les fans historiques, souvent méfiants après plusieurs adaptations inégales. Mais sur le papier, cette nouvelle version possède un vrai potentiel : un réalisateur passionné, une histoire originale, une ambiance plus survival-horror, et une volonté assumée de respecter l’esprit des jeux sans simplement les copier.
Prévu au cinéma le 18 septembre 2026, ce nouveau Resident Evil pourrait bien marquer un tournant pour la licence sur grand écran. Après des années d’adaptations discutées, Capcom et Hollywood semblent enfin prêts à tenter une approche plus sombre, plus tendue, et peut-être plus proche de ce que les joueurs attendent depuis longtemps.

