L’horreur psychologique a toujours été l’ADN de Silent Hill, mais la licence n’a jamais totalement tourné le dos au gameplay pur. Depuis ses débuts, la série alterne entre tension, affrontements maladroits et moments où la fuite reste la meilleure option. Avec Silent Hill: Townfall, Screen Burn semble vouloir renouer avec cet équilibre en donnant autant d’importance à l’infiltration qu’au combat.
Silent Hill: Townfall sur PS5
Dans une récente séquence en coulisses consacrée aux systèmes de jeu, le lead game designer Graeme McKellan explique que le studio ne cherche pas à imposer une seule manière d’aborder les rencontres ennemies. Certaines situations pousseront naturellement le joueur vers une approche plus discrète, tandis que d’autres encourageront une réponse plus directe. L’idée, en revanche, reste la même tout au long de l’expérience : laisser au joueur une vraie liberté dans sa façon de survivre.
Cette philosophie se retrouve aussi dans les outils mis à disposition. Linda Stenback, QA lead sur le projet, précise que Silent Hill: Townfall proposera plusieurs façons de gérer les menaces, que ce soit à travers des armes de mêlée, des armes à feu ou encore divers moyens de distraction. Ce choix de design suggère un jeu qui ne se limite pas à une simple opposition entre action et furtivité, mais qui cherche plutôt à faire cohabiter ces deux approches dans une même logique de survie. Selon le contexte, l’une pourra sembler plus efficace que l’autre, mais le joueur conservera une marge de décision appréciable.
Le combat, justement, ne devrait pas chercher l’élégance ni la puissance héroïque. McKellan insiste au contraire sur une sensation plus brute, plus nerveuse, presque inconfortable. Lorsqu’un affrontement éclate, le ressenti doit évoquer une vraie bagarre de survie, désordonnée et pesante, loin d’un système d’action trop fluide ou spectaculaire. Un choix cohérent avec l’identité de Silent Hill, où chaque confrontation doit avant tout renforcer le malaise, la pression et le sentiment de vulnérabilité.

Cette direction est d’autant plus intéressante qu’elle semble s’inscrire dans une vision claire du projet. Malgré la taille modeste de Screen Burn, Annapurna Interactive présente Silent Hill: Townfall comme un jeu complet et ambitieux, au point de le considérer comme l’une de ses productions les plus importantes en tant qu’éditeur. Le titre est toujours attendu plus tard dans l’année sur PS5 et PC, même si aucune date de sortie précise n’a encore été officialisée. Du côté du prix, rien n’a été confirmé non plus, même si une fiche repérée chez Amazon France évoquait un tarif de 49,99 euro.
Avec Silent Hill: Townfall, Konami et Screen Burn semblent donc vouloir préserver ce qui a toujours fait la singularité de la série : une horreur qui ne repose pas seulement sur l’ambiance ou la mise en scène, mais aussi sur la manière dont le joueur vit chaque rencontre. Entre fuite, improvisation et affrontements tendus, cet épisode entend visiblement faire de la survie un choix permanent plutôt qu’une simple mécanique. Un positionnement prometteur pour un projet qui continue, petit à petit, à dévoiler sa personnalité.

