Lors de sa première présentation, beaucoup craignaient que Saros ne soit qu’un simple habillage cosmétique appliqué sur l’ossature de Returnal. Pourtant, la levée de l’embargo critique balaie aujourd’hui tous ces doutes.
Le nouveau bébé du studio Housemarque s’offre une réception spectaculaire, culminant à un impressionnant score de 88 sur Metacritic et 92 sur OpenCritic. Loin de l’ombre de son grand frère, cette exclusivité PlayStation s’érige déjà comme l’une des œuvres vidéoludiques les plus marquantes de ce début d’année.

Dans son ADN profond, l’expérience puise incontestablement dans l’héritage du studio finlandais, mais elle parvient à sublimer chaque mécanique pour imposer sa propre identité. Là où Returnal pouvait parfois frustrer par sa progression inégale et ses sessions interminables, ce nouveau titre rectifie le tir avec une précision d’orfèvre. Les boucles de gameplay gagnent en nervosité, offrant des affrontements intenses qui ne s’encombrent plus d’une difficulté artificielle. L’accessibilité a été intelligemment repensée pour ouvrir les portes de cet univers cauchemardesque à un public plus large, sans pour autant sacrifier l’exigence technique et le dynamisme des esquives attendus par les vétérans du genre.
Saros version physique sur PS5
L’immersion franchit également un nouveau cap grâce à une direction narrative beaucoup plus maîtrisée. Finies les errances scénaristiques ou le lore trop cryptique ; l’intrigue gagne en clarté et s’appuie sur une incarnation forte. L’acteur Rahul Kohli prête ses traits et sa voix au protagoniste, livrant une performance viscérale qui donne une véritable épaisseur à l’aventure. Son jeu d’acteur ancre le joueur dans cette descente aux enfers fascinante, rendant l’exploration de ce monde horrifique, qui flatte déjà la rétine en attendant de voir ce que le jeu donnera avec l’upscaling de la PS5 Pro, d’autant plus captivante.

L’engouement de la presse internationale confirme cette réussite éclatante en hissant le jeu parmi les titres les plus recommandés de l’année. Les rédactions du monde entier saluent cette évolution majeure du gamedesign de Housemarque, comme en témoigne la note parfaite de 10/10 accordée par la rédaction de VGC. En France, les critiques sont tout aussi élogieuses, avec un superbe 18/20 chez Jeuxvideo.com et un très solide 9/10 attribué par Gamekult.
De leur côté, GameRant s’aligne sur ce même 9/10, tandis qu’IGN et GamesRadar concluent leurs analyses détaillées sur un 8/10 tout à fait honorable. L’unanimité est palpable : le contrat est largement rempli.
En définitive, Housemarque signe ici un véritable tour de force. Si quelques légers défauts subsistent en périphérie de l’expérience, ils s’effacent instantanément face à la générosité des combats, la beauté ténébreuse de la direction artistique et la qualité de la narration. Attendue au tournant pour ce mois d’avril, la première grosse cartouche de PlayStation ne déçoit pas et s’impose comme une épopée haletante, prouvant que le studio a définitivement trouvé la formule parfaite du roguelite d’action grand public.

