Le nouveau film Resident Evil commence à montrer ses crocs. À l’occasion du State of Play du 3 septembre, Sony a dévoilé une nouvelle séquence particulièrement sanglante du long-métrage, attendu au cinéma le 18 septembre. On y découvre Bryan, le personnage incarné par Austin Abrams, pris en pleine course-poursuite dans les rues de Raccoon City.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le pauvre coursier médical n’a pas vraiment choisi le meilleur jour pour traverser la ville.
Dans cette nouvelle séquence, Bryan tente de semer une horde de zombies qui ne reculent devant rien pour l’attraper. Certains vont même jusqu’à se jeter des toits afin de lui barrer la route. À chaque impact, les corps explosent littéralement sur le bitume, projetant du sang dans tous les sens. Au milieu de ce chaos, Bryan continue de courir, complètement dépassé par ce qui lui arrive.
La scène joue d’ailleurs autant sur l’horreur que sur l’humour. Les cris paniqués et les réactions presque absurdes de Bryan donnent à la séquence un ton décalé qui colle particulièrement bien à la vision de Zach Cregger. Le réalisateur, connu pour son travail dans la comédie et les sketchs, est également chargé du scénario du film.
Des effets pratiques plutôt que du tout numérique
Pour donner davantage de poids à cette scène, Zach Cregger a fait le choix de privilégier les effets pratiques. Plutôt que de créer les corps des zombies entièrement en images de synthèse, l’équipe a conçu d’impressionnants sacs remplis de faux sang, pesant chacun près de 150 livres, soit environ 68 kg.
Ces énormes poches ont ensuite été lâchées depuis des grues afin de reproduire les chutes spectaculaires des zombies. Une méthode particulièrement brutale, mais qui permettait au réalisateur d’obtenir des impacts physiques directement sur le plateau.
La technique aurait cependant pu tourner au drame. Lors du tournage, l’un de ces sacs est passé dangereusement près d’Austin Abrams. Cregger a expliqué que l’acteur aurait pu être mortellement blessé s’il avait été touché. Une anecdote qui donne forcément une autre dimension à cette séquence pourtant conçue pour divertir et faire frissonner.
Bryan, un héros loin des standards habituels

Le personnage de Bryan semble également occuper une place particulière dans la vision du réalisateur. Cregger le décrit comme un « idiot » confronté à une situation qui le dépasse complètement. Il ne s’agit donc pas d’un héros surentraîné capable d’abattre des dizaines de morts-vivants sans sourciller.
Bryan cherche avant tout à rester en vie. Face aux zombies, aux explosions de sang et au chaos qui envahit Raccoon City, ses réactions sont celles d’un homme totalement dépassé par les événements. Une approche qui devrait permettre au film de conserver une dimension plus humaine, tout en ouvrant la porte à quelques situations franchement comiques.
Cette volonté de faire cohabiter horreur et humour n’est d’ailleurs pas anodine. La série Resident Evil elle-même n’a jamais été totalement étrangère à l’absurde, notamment lorsqu’elle pousse certaines situations jusqu’à l’excès. Cregger semble vouloir retrouver cette énergie tout en construisant une aventure fortement inspirée du rythme des jeux.
Un film conçu comme une course contre la montre

Selon Zach Cregger, le film Resident Evil ne devrait pas laisser beaucoup de répit aux spectateurs. Le réalisateur décrit son long-métrage comme « une gigantesque séquence » dans laquelle les événements commencent à s’emballer après seulement quelques minutes.
L’idée est directement inspirée de la structure des jeux vidéo. Dans les différents épisodes de la franchise, les joueurs passent régulièrement d’une zone à une autre, chaque environnement apportant son lot de menaces, de pièges et de situations inédites. Cregger souhaite reprendre cette logique pour le film et faire progresser Bryan à travers une véritable succession de défis.
Le résultat pourrait donc ressembler à une course effrénée à travers Raccoon City, avec des zombies, des scènes d’action et des changements de décor destinés à maintenir constamment la pression. La nouvelle séquence dévoilée par Sony donne en tout cas un premier aperçu assez clair de cette approche.

Avec cette nouvelle vidéo, le film de Zach Cregger confirme son envie de proposer une adaptation qui ne se contente pas de reproduire l’esthétique de la licence. Entre les effets pratiques particulièrement ambitieux, le gore assumé et un humour qui vient régulièrement casser la tension, le long-métrage cherche visiblement son propre équilibre.
Il faudra toutefois attendre la sortie pour voir si cette formule fonctionne sur la durée. Une chose est certaine : Resident Evil sortira au cinéma le 18 septembre 2026, avec Austin Abrams dans le rôle de Bryan et Zach Cregger à la réalisation comme au scénario.




