Après avoir porté Capcom au sommet avec Monster Hunter World, la licence Monster Hunter semblait armée pour enchaîner les succès. Pourtant, Monster Hunter Wilds fait aujourd’hui face à une réalité bien moins flatteuse. Malgré des débuts prometteurs, le titre souffre depuis son lancement de sérieux problèmes techniques, en particulier sur PC, qui continuent d’entacher l’expérience de jeu.
Des correctifs insuffisants et une optimisation toujours bancale

Depuis sa sortie, Monster Hunter Wilds a bénéficié de plusieurs mises à jour majeures visant à améliorer la stabilité générale et les performances. Des efforts notables, mais qui peinent encore à convaincre une partie de la communauté PC. Chutes de framerate, micro-saccades et comportements erratiques restent monnaie courante pour certains joueurs, laissant planer un sentiment de frustration persistant.
Jusqu’ici, l’optimisation pure était pointée du doigt. Mais une récente découverte pourrait bien rebattre les cartes.
Une découverte inattendue venue de la communauté

Sur Reddit, un utilisateur a mis en lumière un comportement pour le moins surprenant : le jeu tournerait nettement mieux lorsque tous les DLC cosmétiques sont installés. Là où la version de base plafonne parfois entre 20 et 25 images par seconde, la version chargée de l’ensemble des DLC dépasserait allègrement les 80 FPS, à configuration équivalente.
Selon cette analyse, le problème viendrait d’un système de vérification excessive des contenus téléchargeables. À chaque instant, le jeu vérifierait la présence ou non des DLC, générant une surcharge inutile côté CPU. Un mécanisme d’autant plus problématique que le nombre de contenus cosmétiques disponibles à l’achat ne cesse d’augmenter.
Un mod révélateur… mais à manier avec prudence
Pour appuyer ses propos, l’utilisateur est allé plus loin en développant un mod capable de simuler la possession de tous les DLC, sans pour autant les débloquer gratuitement. Le constat est sans appel : les performances s’améliorent de manière significative. Une vidéo comparative illustre clairement l’écart entre les différentes configurations.
Conscient des risques, l’auteur du mod déconseille formellement son utilisation et précise avoir transmis l’ensemble de ses observations au support de Capcom.
Ironie ultime : le simple fait d’émuler la présence des DLC offrirait de meilleurs résultats que leur possession réelle, un détail troublant qui souligne l’absurdité de la situation.
Si ces informations doivent être prises avec précaution, elles apportent néanmoins un éclairage crédible sur les difficultés persistantes de Monster Hunter Wilds sur PC. Elles soulignent surtout un problème de conception plus profond, où la gestion du contenu additionnel semble nuire directement aux performances du jeu.
À l’heure où une extension payante semble inévitable pour prolonger la durée de vie du titre, Capcom n’aura sans doute pas d’autre choix que de corriger ce dysfonctionnement à la racine. Car au-delà des chiffres de ventes, c’est la confiance des joueurs PC qui est aujourd’hui en jeu.

