Cinq ans après l’accueil chaleureux accordé à sa première création, le studio indépendant Ember Lab revoit sa feuille de route. Par l’intermédiaire d’une prise de parole détaillée sur le PlayStation Blog, l’équipe a officialisé que
s’accorde un délai supplémentaire pour peaufiner chaque facette de son aventure. La fenêtre de lancement glisse ainsi vers l’année 2027 sur PlayStation 5 et PC. Cette décision stratégique répond à une volonté claire : concevoir une production nettement plus vaste que celle de Kena: Bridge of Spirits, tout en introduisant des mécaniques inédites.
Un report assumé pour élargir les horizons de la franchise

Le passage à un univers plus étendu impose des exigences techniques accrues. Pour justifier cet ajustement de calendrier, les créateurs affirment vouloir surpasser les standards visuels et ludiques posés en 2021. Le titre fera l’objet d’une distribution complète sur PlayStation 5, à la fois en version physique dans le commerce et en édition dématérialisée, ainsi que sur PC via les plateformes numériques. En s’affranchissant définitivement de l’ancienne génération de consoles, les développeurs concentrent pleinement leurs ressources sur la fluidité globale et le niveau de détail des décors.
Ce temps de conception prolongé servira avant tout à densifier l’expérience manette en main. Loin de la progression linéaire qui caractérisait le volet inaugural, ce nouvel épisode promet une liberté de mouvement bien plus marquée. Les aventuriers pourront s’éloigner des sentiers battus afin d’arpenter des zones annexes riches en découvertes, pensées pour valoriser la curiosité sans jamais altérer le rythme de la quête principale.
Kosmora : un archipel fracturé entre passé et reconstruction

Sur le plan de l’écriture, le récit s’oriente vers des enjeux plus intimes. Kena a consacré de nombreuses années à guider les âmes en peine en affrontant les manifestations tangibles de leurs tourments et de la Corruption. Pourtant, la jeune femme cherche encore à trouver sa juste place auprès des vivants et n’a jamais véritablement affronté ses propres origines. Guidée par son compagnon d’enfance Orfio, elle prend la route de Kosmora, une contrée insulaire énigmatique susceptible de lever le voile sur son histoire personnelle et son avenir de guide spirituelle.
L’équilibre de cette terre repose sur un passé tragique. Autrefois, quatre civilisations y prospéraient en harmonie, chacune rattachée à un élément fondamental et structurée autour de sanctuaires majeurs fondés par de vénérables guides. Un cataclysme brutal a néanmoins rayé l’une de ces nations de la mémoire collective. Kena devra donc composer avec plusieurs peuples encore bien vivants, marqués par des divergences culturelles, des coutumes singulières et des rivalités concrètes.
Donjons alchimiques et monture canine au centre du gameplay

La structure de progression s’articule désormais autour des Temples Alchimiques. Véritables donjons dans la pure tradition des classiques du jeu d’action, ces sanctuaires mettront à l’épreuve l’adresse et l’esprit d’analyse des joueurs à travers des combats de boss tendus et des puzzles environnementaux inventifs. Surmonter ces épreuves permettra d’obtenir des compétences et des outils essentiels pour franchir des passages jusqu’alors inaccessibles dans la nature sauvage.
L’autre surprise majeure réside dans l’apparition d’un fidèle canidé cristallin qui accompagne l’héroïne. Bien loin d’un rôle purement décoratif, cette bête sert de monture pour parcourir les vastes étendues de Kosmora sans temps mort. Le compagnon participe directement aux batailles, ouvrant la voie à des séquences d’action montée dynamiques, tout en apportant une assistance décisive pour manipuler les mécanismes alchimiques disséminés dans le décor.
En repoussant l’échéance de Kena: Scars of Kosmora à 2027, Ember Lab prouve son intention de transformer un succès d’estime en une licence d’action-aventure d’envergure. La patience imposée à la communauté devrait logiquement être récompensée par une montée en puissance globale de la formule.




