Avec Beast of Reincarnation, Game Freak signe un virage audacieux. Loin de ses terrains habituels, le studio japonais propose un action-RPG sombre et narratif, centré sur une relation aussi simple qu’efficace : celle d’une héroïne et de son chien. Prévu pour cet été sur PlayStation 5, Xbox Series et PC (Steam et Microsoft Store), le titre sera également disponible day one dans le Game Pass, une exposition stratégique pour cette nouvelle licence ambitieuse.
4026 après J.-C. : le voyage d’Emma et Koo

L’histoire se déroule en 4026 après J.-C., dans un futur lointain où le monde a été profondément altéré par une force corruptrice appelée le Blight. Cette énergie mystérieuse déforme la nature et les êtres vivants, faisant basculer les paysages dans un état instable et hostile.
Le joueur incarne Emma, une jeune femme née avec le Blight. Cette affliction lui permet de manipuler les plantes, mais l’a privée de souvenirs et d’émotions. Crainte et rejetée par les autres, elle vit dans une solitude totale, tout en portant un rôle crucial : celui de Sealer, chargée de traquer les créatures responsables de la corruption.
À ses côtés se trouve Koo, un être classé comme malefact, une créature perçue comme une menace majeure pour ce monde. Leur rencontre, pourtant contre nature, marque le point de départ d’un voyage qui les mènera de l’Est vers l’Ouest, jusqu’à la confrontation avec le Beast of Reincarnation, source originelle de toute corruption.
Un monde déformé par le Blight

L’influence du Blight ne se limite pas aux personnages. Elle transforme brutalement l’environnement, donnant naissance à des forêts corrompues générées par d’immenses malefacts appelés Nushi. Ces zones, denses et imprévisibles, constituent le cœur de l’exploration et des affrontements.
Pour progresser, Emma et Koo devront affronter ces entités colossales, absorber leur puissance et hériter de nouvelles compétences. Une mécanique qui lie étroitement narration et progression, tout en renforçant la dépendance entre les deux protagonistes.
Un gameplay à double lecture

Beast of Reincarnation se distingue par son approche hybride du combat. Emma affronte ses ennemis en temps réel, à l’aide d’un katana, dans un système basé sur la précision et la maîtrise des parades. Koo, de son côté, soutient l’action via un système de commandes, évoquant les RPG au tour par tour.
Les parades réussies génèrent des points permettant d’activer les capacités de Koo. À tout moment, le joueur peut ouvrir un menu de commandes : l’action ralentit, laissant le temps d’analyser la situation et de planifier une riposte. Une gestion du rythme pensée pour alterner tension et réflexion, sans jamais briser le flux du combat.
Personnalisation et accessibilité
Le jeu proposera trois niveaux de difficulté : Normal, Hard pour les joueurs en quête de défi, et Story Mode, plus accessible, avec des fenêtres de parade élargies et des dégâts ennemis réduits.
La personnalisation repose sur les Spirit Stones, des objets conférant divers bonus selon les actions effectuées en combat. Emma pourra également équiper différents katanas, tandis que Koo bénéficiera de Charms aux effets spécifiques. Autant d’éléments permettant d’adapter l’expérience à son propre style de jeu.
Une narration faite de secrets

Le récit de Beast of Reincarnation s’appuie sur une narration à plusieurs niveaux. Emma et Koo portent chacun un lourd secret, tout comme les alliés qu’ils croiseront en chemin. Ces mystères s’entrelacent progressivement, donnant de l’épaisseur à un univers déjà chargé de symboles.
Une règle domine pourtant ce monde : « Ne jamais lever les yeux vers le ciel. »
Une ancienne légende affirme que quelque chose flotte au-dessus de ce monde. Une menace invisible, jamais clairement définie, mais omniprésente, qui contribue à l’atmosphère oppressante du jeu.
Avec Beast of Reincarnation, Game Freak propose un action-RPG singulier, porté par la relation forte entre une héroïne et son chien, un gameplay à double tempo et un univers futuriste profondément mélancolique. Entre combat tactique, exploration de forêts corrompues et narration énigmatique, le titre s’impose déjà comme l’un des projets les plus intrigants du studio. Une œuvre à surveiller de très près lors de sa sortie cet été.

