Alors qu’Ubisoft traverse une phase de restructuration profonde sous l’impulsion des investissements de Tencent, le très mystérieux Assassin’s Creed Hexe cristallise toutes les attentions. Entre départs de cadres, changement de cap créatif et rumeurs de caméos historiques, le titre le plus sombre de la licence joue gros. On fait le point sur les dernières révélations de Tom Henderson.
Un trône pour deux : La garde rapprochée de Black Flag à la rescousse

Le développement d’Assassin’s Creed Hexe vient de connaître un séisme interne. Initialement porté par la vision singulière de Clint Hocking (Watch Dogs: Legion), le projet a vu son réalisateur quitter le navire. Pour redresser la barre, Ubisoft n’a pas hésité à sortir l’artillerie lourde : c’est désormais l’équipe chevronnée derrière l’indétrônable Black Flag qui reprend les rênes du studio de Montréal.
Ce passage de témoin n’est pas anodin. Il témoigne de la volonté de l’éditeur de sécuriser son prochain blockbuster en le confiant à des « vétérans » capables de conjuguer innovation et respect des fondamentaux. Car Hexe ne sera pas un Assassin’s Creed comme les autres : premier titre majeur sous l’égide de Vantage Studios, il marquera l’incursion inédite et risquée de la sorcellerie dans la franchise.
Le retour du Mentor : Ezio Auditore au cœur de l’intrigue ?
C’est la bombe lâchée par l’initié Tom Henderson lors du dernier podcast Insider Gaming : Ezio Auditore da Firenze pourrait faire son grand retour. Selon les premiers jets du script, l’icône absolue de la saga devait intervenir à mi-parcours pour initier la protagoniste aux rites des Assassins.
« Ezio devait intervenir à mi-chemin du jeu pour lui enseigner les voies de l’assassin », affirme le leaker.
Reste une zone d’ombre : avec le changement de direction créative, ce segment narratif survivra-t-il à la version finale ? Si l’idée d’un fan-service facile peut effrayer, le retour du Florentin agirait comme un puissant levier marketing pour réengager une communauté nostalgique de l’époque de la « Renaissance ».
Un gameplay « contorsionniste » pour une rupture totale

Côté sensations de jeu, l’heure est à la révolution. Exit les mécaniques lourdes des derniers RPG ; Hexe s’offre une révision complète de son système de combat. Pour insuffler une dimension organique et inquiétante aux affrontements, Ubisoft a fait appel à des contorsionnistes pour ses sessions de motion capture.
L’objectif est clair : proposer une gestuelle acrobatique, presque désarticulée, en parfaite adéquation avec l’ambiance occulte du titre. Malgré les coûts de développement qui s’envolent, l’enthousiasme semble régner au sein des équipes de Montréal, séduites par ce concept radicalement différent de la formule habituelle.
Si tout va bien, Assassin’s Creed Hexe devrait hanter nos consoles pour la période des fêtes 2027. Un timing symbolique pour un projet qui porte sur ses épaules l’avenir de la licence. Entre l’héritage d’Ezio et l’audace d’un gameplay revu de fond en comble, le titre s’annonce déjà comme le virage le plus fascinant d’Ubisoft depuis des années.

