Plus d’une décennie après la sortie du cultissime The Witcher 3: Wild Hunt, l’attente autour de son successeur devient palpable. Alors que le projet « Polaris » (The Witcher 4) semblait encore lointain, CD Projekt Red s’apprête enfin à briser le silence. Entre refonte totale du gameplay et ambition technique démesurée, voici les premiers détails concrets sur le futur du RPG.
C’est un secret de polichinelle : succéder à l’un des meilleurs jeux de rôle de tous les temps est une tâche titanesque. Pourtant, les dernières informations issues du podcast officiel du studio, AnsweRED, laissent entendre que le développement touche à un tournant décisif. Fini le silence radio, place à une campagne marketing qui promet d’être aussi massive que le jeu lui-même.
Vers un gameplay plus fluide et dynamique
Si les aventures de Geralt de Riv ont marqué l’histoire, elles n’étaient pas exemptes de défauts, notamment une certaine rigidité dans les déplacements. CD Projekt semble avoir entendu les critiques. Les premiers retours confirment une refonte complète du système de mouvement.
Le changement majeur ? Le protagoniste. Les détails partagés pointent très explicitement vers Ciri comme personnage jouable central. Contrairement à un Sorceleur classique ayant subi de lourdes mutations, Ciri possède une agilité naturelle qui va transformer l’expérience manette en main.
- Adieu la lourdeur : Un bouton de saut dédié (enfin !) et une mobilité accrue sont au programme.
- Combat et magie : C’était le point noir du troisième opus : l’impossibilité de lancer des signes en bougeant. Ce verrou saute. Les joueurs pourront désormais incanter tout en se déplaçant, offrant des combats beaucoup plus nerveux et chorégraphiés.
- Exploration aquatique : L’exploration s’étendra sous la surface, avec la possibilité de nager et de combattre des monstres aquatiques, ouvrant de nouvelles perspectives de level design.
Unreal Engine 5 : L’interactivité avant la taille

Plutôt que de tomber dans le piège de la course au « toujours plus grand », CD Projekt Red mise sur la densité. La carte de ce quatrième opus devrait avoisiner la taille de celle de The Witcher 3, mais avec un niveau d’interaction radicalement supérieur.
Le passage au moteur Unreal Engine 5 permet au studio de franchir un cap dans la gestion des PNJ et du monde ouvert. L’objectif est de créer un écosystème vivant, où l’environnement réagit aux actions du joueur de manière plus organique que par le passé.
Côté technique, l’animation fait un bond en avant. Puisque Ciri n’est pas « bridée » émotionnellement par les mutations des Sorceleurs, ses animations faciales et corporelles seront bien plus expressives. On parle de plus de 80 animations différentes rien que pour les déplacements, soulignant l’état émotionnel du personnage en temps réel.
Un budget colossal pour un lancement imminent ?

L’industrie bruisse d’une rumeur qui donne le vertige : le budget total du jeu pourrait avoisiner les 800 millions de dollars. Si ce chiffre se confirme, The Witcher 4 se placerait instantanément parmi les productions les plus coûteuses de l’histoire du divertissement, rivalisant avec les plus gros blockbusters hollywoodiens.
Quand verra-t-on le résultat ? Le rendez-vous semble pris pour le Unreal Engine Fest en juin prochain. C’est là que CD Projekt Red devrait dévoiler le premier trailer officiel, lançant officiellement la machine marketing.
Cerise sur le gâteau pour les fans de la première heure : une rumeur persistante évoque l’arrivée d’un nouveau DLC pour The Witcher 3. Son but ? Faire le pont narratif entre les événements de la Chasse Sauvage et ce quatrième opus. Une stratégie audacieuse pour ramener les joueurs dans l’univers avant le grand saut.
CD Projekt Red semble avoir appris de ses erreurs passées (et du lancement chaotique de Cyberpunk 2077. Avec une technologie de pointe, un gameplay modernisé et un retour aux sources narratives, The Witcher 4 a toutes les cartes en main pour redéfinir, une fois de plus, le genre du RPG occidental.

