Oubliez le chaos débridé et les grappins de Just Cause. Christofer Sundberg, figure de proue du studio Liquid Swords, revient aux affaires avec une proposition plus sombre, plus compacte et nettement plus viscérale : Samson: A Tyndalston Story. Prévu pour le 8 avril prochain sur PC, ce titre entend prouver qu’une expérience AA peut frapper aussi fort qu’un blockbuster.
Le poids d’une dette, le souffle d’une ville
Dans la peau de Samson, un homme de retour à Tyndalston pour solder ses comptes, le joueur se retrouve projeté dans une spirale de survie urbaine. Ici, point de balade de santé : la thématique centrale est celle d’une dette écrasante qui ne cesse de s’alourdir. La structure du jeu repose sur une gestion temporelle millimétrée. Avec un nombre limité de Points d’Action (PA) à dépenser chaque jour pour accomplir divers contrats, chaque décision pèse lourd.
D’autant que Tyndalston n’est pas qu’un simple décor. Le studio promet une ville organique qui réagit à vos méfaits : plus vous progressez, plus l’environnement devient hostile, transformant chaque ruelle en un piège potentiel. Les conséquences de vos échecs ou de vos choix moraux seront, nous dit-on, permanentes.
Un « brawler » organique loin des standards ouverts

Si le pédigrée de Sundberg laissait présager un énième open-world gargantuesque, Samson prend le contre-pied. Le jeu mise sur une structure semi-ouverte, privilégiant des zones denses et riches en contenu narratif plutôt qu’une carte étendue mais vide.
Côté gameplay, l’approche se veut rugueuse. Le système de combat délaisse la technicité complexe au profit d’une approche « systémique » et brutale. Pour survivre, il faudra impérativement exploiter le décor : projeter un assaillant contre un obstacle ou saisir n’importe quel objet rudimentaire pour s’en servir de matraque improvisée. C’est cette dimension organique, presque sauvage, qui semble donner au titre sa saveur particulière.
Une proposition tarifaire agressive

Avec une campagne principale estimée à une dizaine d’heures, Samson ne cherche pas à gonfler sa durée de vie artificiellement. Liquid Swords mise plutôt sur la rejouabilité, encouragée par des embranchements narratifs et des choix stratégiques qui devraient pousser les joueurs à relancer plusieurs « runs » pour optimiser leur trajectoire.
Affiché au prix très compétitif de 24,99 €, le titre débarquera le 8 avril sur PC. Entre sa gestion de la pression constante et son action percutante, Samson a tout du candidat idéal pour devenir la surprise indé/AA de ce printemps, boxant bien au-dessus de sa catégorie tarifaire.

