Avec The Blood of Dawnwalker, le studio Rebel Wolves affiche une ambition claire : s’éloigner des codes figés du vampire de fiction pour proposer un univers plus brut, plus organique, et surtout plus humain. Si les vampires occupent une place centrale dans le monde du jeu, ils ne constituent pas une finalité narrative en soi, mais un prisme à travers lequel raconter une histoire plus large.
Dans une interview accordée à GamesRadar, le directeur créatif Konrad Tomaszkiewicz résume cette philosophie sans détour : l’objectif n’est pas de faire « un jeu sur les vampires », mais bien un récit où les vampires existent, évoluent et s’affrontent.
Des vampires plus sauvages, plus politiques

Dans The Blood of Dawnwalker, les vampires ne forment pas un bloc homogène. Ils sont organisés en cliques, parfois rivales, issues de régions et de cultures différentes. Leurs relations, leurs conflits et leurs alliances évoluent avec le temps, donnant naissance à des intrigues internes et à des dynamiques de pouvoir rarement explorées dans le genre.
Chaque faction possède son histoire, ses motivations et sa vision du monde, renforçant l’idée que les vampires ne sont pas seulement des monstres mythologiques, mais des acteurs à part entière de l’univers du jeu.
Des règles vampiriques volontairement détournées

Rebel Wolves n’hésite pas à bousculer les grands classiques du folklore. L’ail, le soleil ou encore l’argent ne fonctionnent pas selon les règles traditionnelles. L’argent, en particulier, joue un rôle clé : il est à l’origine de la condition du héros, Coen, victime d’un empoisonnement qui le transforme en Dawnwalker, une créature hybride humaine le jour, vampire la nuit.
Un renversement intéressant, qui transforme une faiblesse mythique en élément narratif central, tout en enrichissant le gameplay.
Deux identités, deux façons de jouer

Cette dualité se traduit directement manettes en main. De jour, Coen évolue en humain : plus fragile, limité physiquement, mais doté d’outils et d’approches alternatives pour contourner sa vulnérabilité. De nuit, il libère sa nature vampirique, gagne en puissance et accède à des capacités surnaturelles.
Chaque quête, chaque situation a été pensée pour être abordée selon ces deux états, obligeant le joueur à adapter sa stratégie et sa manière d’explorer le monde.
Konrad Tomaszkiewicz l’affirme : The Blood of Dawnwalker est conçu autour de deux boucles de gameplay distinctes, indissociables de sa narration. Une approche qui rappelle certaines influences revendiquées, comme Dishonored, où la liberté d’action et les choix du joueur façonnent l’expérience.
Développé pour PC, PlayStation 5 et Xbox Series X|S, The Blood of Dawnwalker est attendu cette année. Un RPG qui semble bien décidé à redonner du sang neuf au mythe vampirique… sans jamais en être prisonnier.

