Dans la tourmente financière et après avoir confirmé l’annulation douloureuse du remake de Prince of Persia : Les Sables du Temps Remake, Ubisoft revoit sa copie. L’éditeur français, dos au mur, dévoile une nouvelle feuille de route focalisée sur ses « valeurs sûres ». L’objectif est clair : capitaliser massivement sur Assassin’s Creed et Far Cry pour redresser la barre.
L’ambiance est à la reconstruction chez le géant breton. Alors que les résultats financiers inquiètent et que les projets annexes peinent à convaincre, Ubisoft semble avoir pris une décision radicale : revenir aux fondamentaux. Dans une récente interview accordée à Variety, Yves Guillemot, PDG de l’entreprise, a levé le voile sur l’avenir de ses licences phares. Fini les expérimentations hasardeuses, place aux piliers du monde ouvert.
Far Cry : Une offensive sur deux fronts

C’est l’une des annonces majeures de cette prise de parole : la franchise Far Cry ne va pas seulement revenir, elle va se dédoubler. Yves Guillemot a confirmé que les équipes travaillent actuellement sur deux nouveaux titres distincts.
Si l’éditeur reste avare en détails officiels, les bruits de couloir et les indiscrétions d’insiders permettent déjà de dessiner les contours de ces projets :
- Project Blackbird : Ce nom de code cacherait le très attendu Far Cry 7, qui devrait reprendre la formule solo explosive qui a fait le succès de la série.
- Project Maverick : Plus audacieux, ce titre serait un spin-off multijoueur (potentiellement un extraction shooter), cherchant à installer la licence sur le terrain du Game as a Service.
Ubisoft semble donc vouloir occuper tous les terrains avec sa licence de FPS, espérant réitérer le succès commercial des précédents opus.
Assassin’s Creed : L’inépuisable fer de lance

Sans surprise, c’est du côté de la Confrérie que les attentes sont les plus fortes. Assassin’s Creed reste la poule aux œufs d’or d’Ubisoft, et l’entreprise compte bien exploiter le filon jusqu’au bout. L’interview confirme que « plusieurs nouvelles entrées » sont en production active, couvrant à la fois des expériences narratives solo et des incursions multijoueurs.
Le calendrier commence d’ailleurs à s’éclaircir pour les fans :
- Assassin’s Creed Hexe : Promis comme l’opus le plus sombre de la saga, il suscite déjà une forte curiosité.
- Assassin’s Creed Invictus : Le projet multijoueur autonome qui tentera de fédérer la communauté en ligne.
- Black Flag Remake : Bien que non officialisé en grande pompe, ce retour aux Caraïbes est un secret de polichinelle qui pourrait réconcilier les fans de la première heure avec l’éditeur.
L’opération reconquête est lancée

Cette stratégie du « tout pour le tout » marque un tournant. En délaissant des projets comme le remake de Prince of Persia, Ubisoft envoie un message fort aux investisseurs et aux joueurs : la priorité est désormais à l’efficacité et à la rentabilité.
L’éditeur français espère ainsi retrouver sa gloire d’antan en saturant le marché avec ses marques les plus puissantes. Reste à voir si cette avalanche de contenus suffira à dissiper les nuages et si la qualité sera au rendez-vous pour éviter la fatigue des joueurs face à ces licences omniprésentes.

