Grasshopper Manufacture remet le couvert avec Romeo is a Dead Man, et fidèle à la réputation du studio, l’annonce ne manque ni de style ni de personnalité. À travers un nouveau trailer narratif, le jeu dévoile enfin les origines de Romeo Stargazer, héros tragique propulsé dans une aventure aussi violente que déjantée, quelque part entre science-fiction, action pure et absurde assumé.
Une renaissance sanglante au cœur du chaos spatial

Le point de départ est volontairement frontal : Romeo était un simple shérif de petite ville, jusqu’au jour où tout bascule. Trahi, massacré, puis ramené à la vie sous une forme inédite, il renaît en DeadMan. C’est à cet instant que s’ouvre le récit, clairement mis en scène dans un trailer qui joue avec les codes du storytelling non linéaire, cher à Suda51.
Recruté par la Space-Time Police, Romeo devient un agent chargé de traquer les criminels à travers l’espace et le temps. Un prétexte scénaristique idéal pour multiplier les situations improbables, les environnements exotiques et les ruptures de ton, tout en conservant une motivation plus intime : retrouver Juliet, figure centrale mais encore mystérieuse du récit.
Un système de combat qui assume son héritage

Côté gameplay, Romeo is a Dead Man s’inscrit clairement dans la continuité des productions du studio. Les amateurs de No More Heroes reconnaîtront immédiatement la patte Grasshopper : combats nerveux, mise en scène outrancière et sens du rythme omniprésent. Mais là où Travis Touchdown restait relativement limité dans son arsenal, Romeo bénéficie d’une polyvalence bienvenue.
Le jeu permet d’alterner entre plusieurs types d’armes : une gigantesque masse métallique pour le contrôle de foule, une arme d’hast capable de se scinder en deux lames, des armes à feu classiques ou futuristes, sans oublier des gantelets dédiés au combat rapproché. Cette diversité promet des affrontements plus tactiques et surtout plus spectaculaires.
Autre mécanique centrale : l’absorption du sang des ennemis. Une ressource qui alimente la capacité Bloody Summer, une attaque dévastatrice capable de nettoyer l’écran en quelques secondes. Une idée qui renforce à la fois le dynamisme des combats et l’identité viscérale du jeu.
Quand le jeu d’action change d’échelle

Comme souvent chez Grasshopper Manufacture, l’excès fait partie du cahier des charges. Le trailer tease ainsi l’apparition d’un robot géant aux allures de mecha, rappelant ouvertement l’imaginaire Gundam. Une surprise qui s’ajoute déjà à la présence d’un vaisseau spatial pour explorer l’univers, confirmant que le jeu n’a aucune intention de se limiter à un simple beat’em up.
Romeo is a Dead Man est attendu pour le 11 février sur PlayStation 5, Xbox Series X/S et PC. Avec ce nouveau projet, Grasshopper Manufacture semble bien décidé à renouer avec ce qu’il fait de mieux : des jeux d’action radicaux, portés par une identité forte et une mise en scène qui ne ressemble à aucune autre.
Reste maintenant à voir si cette nouvelle licence saura transformer son style explosif en une expérience aussi mémorable que cohérente sur la durée. Une chose est sûre : Romeo Stargazer ne laissera personne indifférent.
