L’embargo est tombé hier, et le verdict est sans appel : Capcom vient de signer un retour en grâce spectaculaire. Avec un score Metacritic qui survole l’ensemble de la franchise sur ces vingt dernières années, Resident Evil Requiem ne se contente pas de réinventer l’horreur. Il s’impose comme une véritable leçon d’optimisation technique dans un paysage AAA souvent marqué par des lancements chaotiques.
Une maîtrise technique qui détonne

Dans une ère où l’optimisation semble être devenue le talon d’Achille des superproductions modernes, Capcom nage à contre-courant. Les premiers retours techniques confirment que l’éditeur japonais a rendu une copie quasi immaculée. Là où nous sommes habitués à attendre des patchs correctifs durant les semaines suivant la sortie, Requiem arrive poli, stable et performant dès le « Day One ».
Cette excellence n’est pas un hasard, mais le fruit d’une maîtrise absolue du RE Engine, qui prouve une fois de plus sa flexibilité et sa puissance, peu importe la machine hôte.
Resident Evil Requiem Edition Deluxe
La PS5 Pro : Enfin une « Killer App » pour la Mid-Gen ?
C’est un point soulevé par nos confrères de Digital Foundry dans leur analyse technique approfondie : Resident Evil Requiem est l’un des rares titres à justifier pleinement l’investissement dans une PS5 Pro. Loin du simple upscale paresseux, le jeu exploite l’architecture de la console pour offrir une véritable plus-value.
Resident Evil Requiem Edition standard
La version Pro propose deux expériences distinctes mais tout aussi impressionnantes :
- Mode Ray Tracing : C’est la vitrine technologique. La résolution grimpe, l’éclairage global et les reflets profitent d’un Ray Tracing gourmand, le tout en maintenant une fluidité exemplaire. Visuellement, le gap avec la console de base est, pour une fois, flagrant.
- Mode Performance : Pour les puristes de la fluidité, ce mode sacrifie la résolution pour atteindre les 120 FPS, offrant une réactivité parfaite pour les séquences d’action.
L’exploit de la Xbox Series S

Si la PS5 Pro brille, la surprise vient peut-être de l’autre extrémité du spectre : la Xbox Series S. Souvent pointée du doigt par les développeurs comme le « goulot d’étranglement » (bottleneck) de la génération actuelle, la petite console de Microsoft s’en sort ici avec les honneurs.
Certes, le piqué de l’image est logiquement en retrait par rapport à sa grande sœur la Series X, mais Capcom a réussi le tour de force de maintenir un 60 FPS solide sur la machine. Le titre prouve que le moteur « scale » (s’adapte) parfaitement. Sur les consoles « socles » (PS5 standard et Xbox Series X), le constat est identique : un 60 FPS imperturbable, sans chutes de framerate notables, garantissant une expérience de jeu fluide « across the board ».
Resident Evil Requiem ne se contente pas d’être un excellent survival-horror salué par la critique ; c’est un tour de force technique. En optimisant son titre pour tirer le meilleur parti de chaque hardware, de la modeste Series S à la puissante PS5 Pro, Capcom rappelle à l’industrie qu’un jeu fini à la sortie, c’est non seulement possible, mais cela devrait être la norme.

