Alors que la PS5 Pro commence tout juste à montrer les muscles, Sony ne compte pas s’arrêter là. Un brevet fraîchement déniché suggère que le constructeur japonais travaille activement sur une version « 2.0 » de sa technologie PlayStation Spectral Super Resolution (PSSR). L’objectif ? Rendre l’upscaling non seulement plus beau, mais surtout plus intelligent face à la charge GPU.
C’est une découverte qui pourrait bien changer la donne sur la seconde moitié de vie de la génération actuelle. Si le PSSR a été l’argument massue de la PS5 Pro lors de son lancement, Sony semble avoir trouvé la clé pour optimiser drastiquement sa technologie. Un nouveau brevet, déposé discrètement en juillet 2025 et rendu public ce 4 février, détaille une méthode inédite de « super-résolution multi-trames » (MFSR) pilotée par intelligence artificielle.
L’IA au service de la fluidité

Sur le papier, le principe reste familier aux amateurs de tech : utiliser un réseau de neurones pour transformer une image de définition native inférieure en un rendu 4K impeccable. C’est le terrain de jeu du DLSS de Nvidia et du FSR d’AMD depuis des années. Mais là où Sony se distingue avec ce brevet, c’est dans la gestion des ressources.
Le document technique décrit une technologie capable de monitorer en temps réel la charge du processeur graphique (GPU). En clair, le système « sent » quand la console commence à souffrir.
Plutôt que de laisser le framerate chuter ou de réduire grossièrement la résolution interne (la fameuse résolution dynamique classique), l’algorithme de Sony propose une approche chirurgicale : il ajuste dynamiquement la précision des calculs effectués par l’IA. Si la scène devient trop complexe pensez à une explosion massive dans un GTA VI ou un Cyberpunk le PSSR allégerait instantanément le poids des calculs neuronaux pour maintenir la fluidité, sans que l’œil humain ne perçoive de dégradation notable.
PSSR 2 : Bien plus qu’une simple mise à jour ?

Cette flexibilité répond directement aux inquiétudes soulevées par Mark Cerny, l’architecte de la PS5. Il expliquait récemment que le principal défi de ces technologies réside dans leur appétit vorace : « Les réseaux neuronaux comme le FSR ou le PSSR sont incroyablement exigeants pour le GPU. Ils sont gourmands en calculs et nécessitent un accès mémoire ultra-rapide. La nature même du GPU joue contre nous ici. »
Ce brevet semble être la réponse directe à ce problème de goulot d’étranglement. D’ailleurs, les bruits de couloir s’intensifient autour d’une appellation « PSSR 2 ». Selon certaines sources proches du dossier citées en décembre, il ne s’agirait pas d’un simple patch correctif ou d’une version « 0.5 », mais bien d’une refonte de l’algorithme.
L’objectif est clair : dissocier la trajectoire de Sony de celle d’AMD. Si la PS5 Pro bénéficiera sans doute des avancées du futur FSR 4, le PSSR semble voué à devenir une solution propriétaire distincte, taillée sur mesure pour l’architecture PlayStation.
Pour les joueurs, cette évolution promet une meilleure stabilité dans les titres à venir. En rendant l’upscaling « conscient » de la fatigue de la console, Sony pourrait permettre aux développeurs de pousser les curseurs graphiques encore plus loin, sans craindre de mettre la machine à genoux lors des scènes d’action intense. Reste à voir quand cette mise à jour logicielle sera déployée, mais une chose est sûre : la guerre de l’upscaling est loin d’être terminée.

