Longtemps attendue par les fans de la saga, la deuxième compilation dédiée à Solid Snake et à ses héritiers commence à lever le voile sur ses ambitions techniques. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les premières informations publiées sur Steam ont de quoi surprendre.
Entre exigences matérielles élevées et zones d’ombre techniques, cette Master Collection Vol. 2 semble vouloir jouer dans la cour des productions modernes. Un positionnement inattendu pour une compilation de titres pourtant issus d’une autre époque.
Des prérequis techniques qui interpellent

Selon la fiche officielle de steam, la version PC impose un socle minimal déjà conséquent :
- Windows 11 (64 bits)
- Intel Core i5-9600K
- 16 Go de RAM
- NVIDIA GeForce GTX 970
- 34 Go d’espace disque (SSD recommandé)
Côté configuration recommandée, la marche ne baisse pas vraiment :
- Intel Core i5-10500
- 16 Go de RAM
- NVIDIA GeForce GTX 1650
- SSD indispensable
- 34 Go de stockage
Premier constat : la mémoire vive demandée ne varie pas entre le minimum et le recommandé. Un choix inhabituel, surtout pour une compilation, et qui interroge sur la nature exacte du travail technique effectué en coulisses.
L’ombre imposante de Metal Gear Solid 4

Impossible d’analyser ces exigences sans évoquer Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots. Longtemps considéré comme un titre « prisonnier » de la PlayStation 3, MGS4 repose sur une architecture conçue autour du très particulier processeur Cell.
Adapter ce monument du jeu vidéo aux standards actuels n’a rien d’anodin. L’hypothèse la plus crédible reste celle d’une émulation complexe ou d’une couche de compatibilité gourmande en ressources, capable d’expliquer la forte demande en RAM et en stockage rapide.
À cela s’ajoute la présence de Metal Gear Solid: Peace Walker, dont les modes coopératifs ont été conservés, preuve que Konami ne s’est pas contenté d’un simple portage minimaliste.
Un contraste frappant avec la nouvelle génération

Autre élément troublant : ces spécifications rappellent celles de Metal Gear Solid Delta: Snake Eater, pourtant développé sous Unreal Engine 5, avec des standards graphiques bien plus ambitieux.
Voir une compilation rétro réclamer autant de mémoire qu’un remake next-gen pose question. Cela suggère une infrastructure logicielle lourde, peut-être liée à un launcher centralisé, à des outils de traduction système ou à une surcouche de sécurité.
En clair : ce n’est pas seulement un jeu que le PC devra faire tourner, mais tout un écosystème technique.
Une sortie multiplateforme très attendue

Prévue pour le 27 août, la collection sera disponible sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch et Nintendo Switch 2, sous la houlette de Konami.
Si l’absence de Metal Gear Online pourra décevoir certains puristes, la conservation du multijoueur de Peace Walker reste un signal positif. Konami semble vouloir préserver l’ADN communautaire de la licence, tout en la modernisant.
Une compilation rétro… aux ambitions modernes

Avec ces configurations étonnamment élevées, Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 2 illustre une réalité souvent ignorée : remettre au goût du jour des jeux cultes n’est jamais un exercice anodin.
Entre contraintes d’émulation, adaptation aux systèmes modernes et volonté d’unifier l’expérience, la nostalgie a désormais un coût technique.
Reste à voir si ces exigences se traduiront par une expérience fluide, stable et respectueuse de l’héritage de la saga. Car au-delà des chiffres, c’est bien la fidélité à l’œuvre de Hideo Kojima qui sera jugée par les joueurs.
Verdict attendu manette en main, le 27 août prochain.

