Alors que les regards se tournent déjà vers la prochaine génération de consoles, Sony semble déterminé à ralentir le tempo. D’après un nouveau rapport d’analystes, le constructeur japonais prévoirait un cycle de vie plus long que la moyenne pour la PS5, repoussant ainsi l’arrivée de la PS6 au-delà des estimations actuelles de l’industrie.
Une génération PS5 toujours en pleine puissance

Ces informations proviennent d’une analyse du site Sandstone Insight Japan, signée par David Gibson, analyste chez MST Financial. Selon lui, les résultats financiers de Sony Group pour le troisième trimestre devraient dépasser les attentes du marché, largement portés par l’excellente santé de la branche Game & Network Services.
Les ventes de jeux first-party continuent de performer, tout comme les titres tiers, tandis que les promotions PS5 mises en place pendant les fêtes prévues de longue date ont soutenu la dynamique hardware. Le chiffre d’affaires du pôle gaming est ainsi estimé à 1 800 milliards de yens, avec un résultat opérationnel proche des 160 milliards de yens. Dans ce contexte, Sony n’a aucune urgence à tourner la page de la PS5.
La PS5 Pro s’impose comme un pilier stratégique

Autre indicateur révélateur : l’adoption de la PS5 Pro. Selon Mat Piscatella, analyste chez Circana, 13 % des PS5 vendues aux États-Unis en 2025 sont des modèles Pro. Une proportion très proche de celle atteinte par la PS4 Pro sur l’ensemble de sa durée de vie.
Cette montée en gamme progressive confirme une stratégie désormais bien rodée chez Sony : prolonger une génération via des modèles intermédiaires plus puissants, capables de maintenir l’intérêt des joueurs sans rupture technologique brutale.
Rumeurs de retard pour la PS6 : le hardware tempère

Ces derniers mois, certaines rumeurs ont évoqué une pénurie mondiale de mémoire vive comme facteur potentiel de retard pour la PS6. Une lecture jugée excessive par Moore’s Law Is Dead, insider reconnu du secteur hardware.
Selon lui, aucune décision officielle de report n’a été prise. Sony et AMD auraient déjà sécurisé des accords avec TSMC pour la fabrication des APU de la PS6 à partir de mi-2027. Un point clé à retenir : la production des puces et le choix de la mémoire sont deux processus distincts. Sony peut donc avancer sur le silicium tout en conservant une flexibilité sur la configuration RAM jusqu’à un stade plus avancé du développement.
Un éventuel report ne serait envisagé qu’en cas de dégradation majeure et durable des conditions d’approvisionnement.
En filigrane, Sony semble surtout vouloir éviter une transition précipitée. Avec une PS5 toujours rentable, une PS5 Pro bien installée et une feuille de route PS6 déjà balisée en interne, le constructeur privilégie une approche mesurée.
La prochaine génération finira par arriver, mais Sony entend manifestement laisser à la PS5 le temps d’exprimer tout son potentiel. Une stratégie de continuité plus que de rupture, fidèle à la philosophie actuelle du géant japonais.

