À quelques jours de son arrivée sur nos machines prévue pour le 19 mars, le très attendu Crimson Desert abat enfin ses dernières cartes. Le studio sud-coréen Pearl Abyss vient en effet de détailler avec précision les spécificités techniques de son futur jeu d’action-aventure en monde ouvert. Que vous soyez un inconditionnel du clavier-souris prêt à faire chauffer votre carte graphique ou un joueur console confortablement installé dans son canapé, il est temps de découvrir ce que le moteur propriétaire du studio a dans le ventre.
L’écosystème PC : une optimisation maîtrisée mais exigeante sur le stockage

Du côté des ordinateurs, Pearl Abyss semble avoir abattu un travail d’optimisation particulièrement solide, permettant à une large gamme de configurations de profiter du voyage en terres de Pywel. Avant toute chose, il faudra impérativement faire de la place sur votre disque : un SSD est absolument obligatoire, couplé à une empreinte de 150 Go d’espace de stockage et 16 Go de mémoire vive pour toutes les configurations.
Crimson Desert Edition Deluxe
Pour les machines plus modestes, le préréglage « Minimum » ciblera les 30 images par seconde en 1080p, grâce à un upscaling depuis une définition native en 900p avec les détails au plus bas. En montant d’un cran, le mode « Low » garantit un rendu 1080p natif, toujours à 30 fps. Le ventre mou des joueurs PC, correspondant au préréglage « Recommandé », aura le choix entre un rendu 1080p ou une définition 4K, le tout bloqué à 30 fps avec des paramètres graphiques intermédiaires. Enfin, les possesseurs de véritables machines de guerre pourront viser les 60 images par seconde : en 1440p pour la configuration « High », et jusqu’en 4K flamboyante pour le mode « Ultra ». Fait intéressant souligné par les récents retours de Digital Foundry, ces spécifications brutes ne tiennent pas compte de l’activation des technologies de mise à l’échelle comme le DLSS ou le FSR, ce qui laisse présager des performances réelles encore plus généreuses en jeu.
PS5 et Xbox Series X : le dilemme habituel entre fluidité et fidélité

Sur le front des consoles de salon, la PlayStation 5 et la Xbox Series X font jeu égal en proposant trois modes d’affichage distincts, s’appuyant intelligemment sur l’intégration du FSR 3. Les amateurs d’action nerveuse se tourneront naturellement vers le mode Performance, qui délivre du 60 fps en 1080p. Cerise sur le gâteau, les possesseurs d’écrans compatibles VRR (taux de rafraîchissement variable) pourront même voir le framerate s’envoler au-delà des 60 images par seconde.
Le mode Équilibré se présente comme le parfait compromis, offrant une définition 4K upscalée à partir d’un rendu en 1280p pour cibler les 40 fps. Attention toutefois, il faudra obligatoirement disposer d’un téléviseur 120 ou 240 Hz pour en profiter. Enfin, les puristes de la rétine opteront pour le mode Qualité. Ce dernier bloque le compteur à 30 fps mais propose une 4K upscalée depuis le 1440p, tout en poussant les curseurs du Ray Tracing sur le paramètre « High » pour sublimer les éclairages du monde ouvert.
Crimson Desert Edition standard
L’avantage incontestable de la PS5 Pro et les compromis de la Series S

Sans grande surprise, c’est la PS5 Pro qui s’impose comme la plateforme reine dans l’univers des consoles, capitalisant brillamment sur sa technologie d’upscaling maison, le PSSR. La machine de Sony métamorphose l’expérience avec un mode Performance capable d’afficher de la 4K upscalée à 60 fps tout en maintenant le Ray Tracing activé. Le mode Équilibré suit la même logique avec du 40 fps survitaminé, tandis que le mode Qualité de la console « mid-gen » accomplit un véritable tour de force : de la 4K native à 30 fps, magnifiée par un Ray Tracing poussé à son paroxysme en réglage « Ultra ».
Du côté de Microsoft, la vaillante Xbox Series S devra logiquement faire quelques concessions pour faire tourner ce mastodonte. La petite console blanche fait l’impasse totale sur le Ray Tracing et propose seulement deux choix. Son mode Performance vise les 40 images par seconde en 720p sur les écrans compatibles, tandis que son mode Qualité privilégie la définition avec du 1080p à 30 fps. Malgré ces limitations inhérentes au hardware, l’expérience globale s’annonce comme une véritable claque visuelle, promettant de marquer ce début d’année.

