À peine l’année 2026 entamée, l’industrie du jeu vidéo sort doucement de cette période suspendue entre deux fêtes, où les sorties se font rares et l’actualité avance au ralenti. C’est justement dans ce contexte un peu creux que débarque le premier jeu exclusif PlayStation de l’année. Un rôle symbolique, presque ingrat… et que Code Violet n’a visiblement pas réussi à assumer.
Sorti officiellement le 10 janvier sur PS5, le titre du studio TeamKill Media s’inscrit dans un registre très identifiable : celui du survival action à l’ancienne. Le joueur y incarne Violet Sinclair, une voyageuse temporelle envoyée dans un complexe scientifique aussi mystérieux que dangereux, peuplé de dinosaures hostiles. La référence est transparente : Dino Crisis plane au-dessus du projet, et le jeu ne cherche jamais à s’en cacher.
Une ambition assumée, mais mal exécutée

Sur le papier, l’idée avait de quoi intriguer. Un hommage moderne à un classique du survival, sur une PS5 en manque de productions inédites en ce début d’année. Dans les faits, l’exécution semble largement en deçà des intentions. Les premiers retours critiques, publiés juste avant le lancement en accès anticipé, dressent un tableau plutôt sévère.
À l’heure actuelle, seuls deux médias ont rendu leur verdict : Push Square et IGN. Du côté de Push Square, le constat reste mesuré : le jeu est jugé « ambitieux », mais incapable de réellement décoller. IGN, en revanche, se montre nettement plus frontal, pointant du doigt des fusillades maladroites, un level design peu inspiré et plusieurs problèmes techniques qui plombent l’expérience.
Malgré des approches différentes, les deux rédactions aboutissent au même résultat : un 4/10, synonyme de déception plus que de simple faux pas.
Une exclusivité qui n’engage pas vraiment Sony

Si Code Violet porte l’étiquette d’exclusivité PlayStation, il convient néanmoins de relativiser son importance stratégique pour Sony. Le constructeur n’a pas participé au développement du jeu, et son statut d’exclusif tient avant tout à une décision du studio lui-même. TeamKill Media a récemment expliqué ne pas vouloir sortir le jeu sur PC afin d’éviter la création de mods jugés « vulgaires » autour de son héroïne.
Une position respectable sur le principe, mais qui peine à convaincre lorsque le cœur du débat se situe ailleurs. Car à la lecture des critiques, ce ne sont ni les intentions ni les références qui font défaut, mais bien la solidité du gameplay et la finition globale du projet.
Pour PlayStation, Code Violet ressemble davantage à une curiosité malheureuse qu’à un véritable étendard. La firme japonaise joue bien plus gros avec les sorties à venir, qu’il s’agisse de Saros ou de Marvel’s Wolverine, attendus comme de véritables temps forts du catalogue PS5.
Reste que ce premier exclusif de 2026 rappelle une vérité simple : la nostalgie et les clins d’œil à des licences cultes comme Dino Crisis ne suffisent plus à masquer des faiblesses structurelles. En ce début d’année, Code Violet aura surtout servi d’avertissement discret : même dans un calendrier clairsemé, les joueurs attendent plus qu’un hommage. ils exigent un jeu solide, maîtrisé, et à la hauteur de ses ambitions.

