C’est l’une des adaptations les plus attendues au tournant, surtout après les cartons pleins de The Last of Us et Fallout. Amazon Prime Video vient enfin de dégainer la première image officielle de sa série God of War. Verdict ? Si le casting faisait rêver sur le papier, le résultat visuel, lui, laisse pour l’instant la communauté de marbre… voire carrément sceptique.
L’attente était colossale. Avec le lore nordique de Santa Monica Studio en toile de fond et un budget qu’on imagine pharaonique, la série God of War a tout pour être le prochain « system seller » du catalogue Prime. Mais comme souvent avec les adaptations live-action, le premier contact avec la réalité est rude. L’image dévoilée aujourd’hui nous présente pour la première fois Ryan Hurst (ex-Sons of Anarchy) sous les traits de Kratos et le jeune Callum Vinson dans la peau d’Atreus. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la magie tarde à opérer.
Un rendu « Cosplay » qui inquiète
C’est le mot qui revient en boucle sur les réseaux sociaux et les forums spécialisés : « Cosplay ». Loin de la direction artistique léchée et de la brutalité crasseuse des jeux de 2018 et Ragnarök, ce premier visuel souffre d’un aspect étrangement lisse. L’éclairage, les textures des costumes et l’ambiance générale semblent manquer de cette patine « cinéma » qu’on est en droit d’attendre d’une production de ce calibre.
Si Callum Vinson s’en sort avec les honneurs en Atreus crédible, c’est surtout le Fantôme de Sparte qui cristallise les critiques. Ryan Hurst, pourtant habitué aux rôles de durs à cuire (et ironiquement interprète de Thor dans le jeu Ragnarök !), peine ici à imposer la carrure mythologique de Kratos. De nombreux fans pointent du doigt une musculature jugée trop « humaine » pour incarner le Dieu de la Guerre, habitué à soulever des montagnes à mains nues.
Trop tôt pour juger ?

Il faut toutefois raison garder. Nous ne sommes qu’aux prémices de la production. Ce cliché, probablement pris sur le vif ou issu de tests caméras, ne bénéficie pas encore de la lourde couche de post-production (VFX, étalonnage) qui transformera ces prises de vues réelles en fresque épique.
Amazon a prouvé avec Fallout qu’ils savaient rectifier le tir et écouter les retours. Avec un showrunner comme Ronald D. Moore (Battlestar Galactica) aux commandes, l’écriture devrait être au rendez-vous. Reste à voir si la direction artistique saura s’éloigner de l’effet « téléfilm » pour embrasser la grandeur viscérale des Neuf Royaumes.
Le potentiel est là, le casting est solide, mais il va falloir cravacher en post-prod pour rassurer les puristes. On range les Haches du Léviathan pour l’instant, et on attend le premier trailer de pied ferme.

