Alors que l’annonce d’un nouveau film Resident Evil en prises de vues réelles, confié à Zach Cregger (Weapons), a récemment attiré l’attention, Capcom rappelle qu’il n’a nullement l’intention de laisser son univers reposer uniquement sur le grand écran. L’éditeur japonais vient en effet de dévoiler un court-métrage inédit lié à Resident Evil Requiem, sobrement intitulé « Evil Has Always Had a Name », et le message est clair : Raccoon City n’a pas livré tous ses secrets.
Le film s’ouvre sur une parenthèse presque trompeuse. Une mère célibataire et sa fille mènent une existence paisible dans une Raccoon City encore intacte, baignée par une routine rassurante. Une normalité de façade, bien sûr, que les fans de la saga savent fragile. Très vite, le vernis se fissure : l’épidémie éclate sans prévenir, plongeant la ville dans le chaos le plus total.

La mise en scène bascule alors dans l’horreur pure. Cris paniqués, rues envahies de zombies, forces du Raccoon City Police Department tentant désespérément de contenir l’effondrement, explosions en arrière-plan… Capcom enchaîne les images iconiques, rappelant les heures les plus sombres de la série. Plusieurs plans marquent durablement, notamment celui où la mère semble fracasser le crâne d’un infecté, ou encore cette séquence tendue où le duo se tapit dans l’ombre pour échapper à un Licker, avant que la situation ne dégénère brutalement.
Puis vient le silence. Celui d’une ville rasée.
Après le largage des bombes, le récit prend une tournure plus tragique encore. La fille aurait succombé sans jamais se transformer, tandis que la mère, elle, n’a pas eu cette chance. La scène finale glace le sang : une silhouette mystérieuse abat froidement la survivante, lâchant une phrase lourde de sens « Raccoon City is ours ». Une déclaration qui ouvre immédiatement la porte à de nombreuses interprétations.

Les images aériennes du cratère rappellent fortement celles déjà aperçues dans Resident Evil Requiem, suggérant que ce court-métrage se déroule dans le Raccoon City contemporain, tel qu’il apparaît dans le jeu. Mais qui sont ces individus armés ? Quelle est cette “facility” qu’ils évoquent ? Et surtout, l’« Evil » du titre fait-il directement référence à Umbrella, dont l’ombre plane encore sur chaque ruine de la ville ?

Autant de questions qui restent volontairement sans réponse. Capcom distille ses indices avec précision, préférant nourrir la curiosité plutôt que de lever le voile trop tôt. Une stratégie familière, mais redoutablement efficace.
Les réponses arriveront avec la sortie de Resident Evil Requiem, prévue pour le 27 février sur Xbox Series X|S, PlayStation 5, PC et Nintendo Switch 2. Entre Grace Ashcroft en lutte pour sa survie, Victor Gideon lancé à sa poursuite, et un Leon S. Kennedy fidèle à lui-même, pris dans une nouvelle spirale de violence et de conspirations, cet épisode s’annonce comme un carrefour narratif majeur pour la franchise.
Une chose est sûre : à Raccoon City, le mal a peut-être un nom… mais il n’a clairement pas disparu.
