Le réalisateur Koshi Nakanishi lève le voile sur la dualité au cœur du prochain opus de Capcom. Entre un Leon S. Kennedy plus brutal que jamais et une mécanique de jeu asymétrique prometteuse, Resident Evil Requiem semble vouloir réconcilier les deux écoles de la franchise : l’horreur viscérale et l’action débridée.
C’est une figure emblématique du survival-horror qui s’apprête à faire son retour, mais oubliez le policier idéaliste de Raccoon City ou l’agent secret stylisé de Resident Evil 4. Dans une récente interview accordée à DenNicoFamiGamer, Koshi Nakanishi a détaillé la vision du studio pour ce nouveau chapitre. Au programme : deux protagonistes, deux ambiances, et surtout, un Leon S. Kennedy métamorphosé par des années de lutte.
Une brutalité assumée : « Mais qu’est-ce qui ne va pas chez toi, Leon ? »

Si la franchise nous a habitués à voir ses héros évoluer, la transformation de Leon dans Requiem s’annonce radicale. Nakanishi décrit un personnage « usé par le monde » (world-weary), animé par une « colère impitoyable ». Cette noirceur ne se limitera pas aux cinématiques ; elle transpirera manette en main.
Fini le couteau tactique ou les coups de pied retournés élégants : la nouvelle arme de prédilection de Leon est une hache. Un choix de design lourd de sens pour le réalisateur :
« Ce Leon se bat en balançant sa hache ensanglantée d’une manière telle que vous pourriez vous demander « Mais qu’est-ce qui ne va pas chez toi, Leon ? » en jouant. C’est exactement ce que nous visons. »
L’équipe a d’ailleurs un temps envisagé de plonger Leon dans un pur survival-horror, avant de se raviser. Le verdict est sans appel : les fans ne veulent pas voir un Leon « timide » ou vulnérable. Son segment sera donc placé sous le signe de l’intensité, rappelant la frénésie du remake de Resident Evil 4.
L’équilibre de la terreur : Grace vs Leon

Pour contrebalancer cette brutalité, Capcom introduit Grace Ashcroft. Son gameplay servira d’ancrage aux racines de la série, évoquant la tension claustrophobe de Resident Evil 7 et du remake de Resident Evil 2.
Selon Nakanishi, l’objectif est de maîtriser le rythme du jeu par une alternance stricte : « Chaque partie est ordonnée pour offrir l’équilibre ultime entre tension et relâchement ». Là où Grace devra survivre, Leon devra punir.
Une mécanique d’interconnexion stratégique

L’information la plus croustillante concerne peut-être le level design interconnecté. Nakanishi révèle que les actions de l’un impacteront la partie de l’autre. Concrètement, si vous nettoyez une salle avec Leon, les ennemis resteront morts lorsque Grace traversera cette même zone.
Cela introduit une couche stratégique bienvenue et une « replay value » potentielle : faut-il gaspiller les munitions de Leon pour sécuriser le passage de Grace, qui disposera de ressources bien plus limitées ? C’est tout le sel de cette nouvelle formule.
Le verdict tombera le 27 février prochain. Resident Evil Requiem est attendu sur PC, PS5, Xbox Series X/S et, surprise de taille, sur la Nintendo Switch 2.

