Capcom tient à couper court aux fantasmes. Resident Evil Requiem ne sera pas un open world, et l’éditeur japonais le répète désormais sans détour. Malgré des rumeurs persistantes autour de Leon Kennedy, de zones extérieures étendues et même d’un véhicule emblématique, le prochain épisode de la saga entend rester fidèle à une structure maîtrisée, tout en faisant évoluer ses fondamentaux. Explications.
Pas d’open world, mais une direction assumée

Interrogé par GameSpot le producteur Masato Kumazawa a de nouveau clarifié la position de Capcom : Resident Evil Requiem ne bascule pas dans l’open world. Une mise au point nécessaire, tant certaines informations circulant en ligne notamment autour de niveaux plus vastes dédiés à Leon laissaient penser à une rupture franche avec l’ADN de la série.
La confusion a été entretenue par un partenariat pour le moins inattendu : une collaboration avec Porsche, donnant naissance à un Cayenne Turbo GT personnalisé présenté comme le véhicule de Leon. De quoi nourrir l’idée d’un jeu plus ouvert, orienté exploration libre. Pourtant, Capcom parle avant tout de direction différente, pas de changement de genre.
Deux protagonistes, deux philosophies de gameplay

Le directeur du jeu, Koshi Nakanishi, est revenu sur l’équilibre central de Requiem. Le titre s’appuiera sur une dualité claire entre ses personnages jouables.
Grace proposera une expérience proche de Resident Evil 2, axée sur la vulnérabilité, la tension et la survie pure. Leon, de son côté, s’inscrira davantage dans la lignée de Resident Evil 4, avec un rythme plus soutenu et une approche plus offensive.
Un choix qui permet à Capcom de jouer sur plusieurs registres, sans diluer l’identité de la série. Mais la vraie évolution se situe ailleurs.
L’héritage technique de Resident Evil 7 et Village

Sur le plan technique et artistique, Resident Evil Requiem capitalise largement sur l’expérience acquise avec Resident Evil 7: biohazard et Resident Evil Village. Nakanishi évoque une volonté d’enrichir la mise en scène, le rendu des environnements et l’expressivité des personnages, en s’appuyant sur les avancées de ces deux épisodes.
Il ne s’agit donc pas d’un monde ouvert au sens strict, mais plutôt d’espaces interconnectés, pensés pour être explorés de manière organique. Un modèle déjà éprouvé par RE7 et Village, qui proposaient des zones semi-ouvertes, reliées par des hubs centraux, favorisant les allers-retours et la montée progressive de la tension.
Des zones plus vastes, mais un cadre toujours maîtrisé

Les rumeurs autour de niveaux extérieurs plus ambitieux pour Leon ne sont pas totalement infondées. Requiem devrait proposer des environnements plus larges que par le passé, sans pour autant céder à la liberté totale d’un open world. La question du ou des hubs reste entière : un point central unique ou plusieurs zones interconnectées à plus grande échelle ?
D’autant que Raccoon City ne sera pas le seul décor. Le Rhodes Hill Chronic Care Center, où Victor Gideon semble retranché, laisse entrevoir une structure éclatée, mais soigneusement scénarisée.

En définitive, Resident Evil Requiem s’annonce comme une évolution contrôlée plutôt qu’une révolution. Capcom affine sa formule moderne : des environnements plus ambitieux, une narration mieux mise en scène et une alternance de gameplay intelligemment pensée, sans jamais sacrifier le rythme ni la tension.
Le rendez-vous est pris : Resident Evil Requiem sortira le 27 février sur PS5, Xbox Series X|S, PC et Nintendo Switch 2. Une chose est sûre : Capcom ne cherche pas à suivre les tendances, mais à perfectionner son propre modèle.

